La meilleure méthode pour acheter votre voiture d’occasion n’importe où dans le monde

Lorsque je suis arrivé en Australie je ne connaissais rien en mécanique. Pourtant en l’espace de deux ans j’ai trouvé, négocié et acheté au meilleur prix pour moi et mes amis près d’une dizaine de voitures, un 4×4 et un van. Suivez ma méthode et vous ne ferez plus jamais de mauvaise affaire en achetant un véhicule d’occasion … même si vous êtes à l’autre bout du monde !

Identifiez le bon marché pour acheter votre voiture d’occasion

Il faut vous dire que ma première expérience n’a pas été très concluante, j’avais trouvé une annonce pour des voitures d’occasion dans un garage et j’étais reparti avec une Ford Falcon de 1995 montée GPL. Seul problème, le kilométrage qui affichait … 597 000 kilomètres ! Les pannes mécaniques s’enchainaient et c’est avec un immense soulagement que je l’ai revendue à deux étudiants thailandais. L’histoire ne dit pas si ce jour-là ils ont réussi à regagner la ville où ils habitaient, à 100 kilomètres de Sydney.

J’avais été victime du premier écueil de l’achat d’un véhicule d’occasion, qui est de mal choisir le marché sur lequel on veut acheter. En Australie j’avais identifié trois marchés. Le premier était les garages qui revendaient des voitures d’occasion achetées le plus souvent aux enchères et dont la provenance et l’historique était parfaitement inconnus. Le deuxième était les voitures utilisées par les jeunes qui voyagent dans tout le pays. Les prix étaient beaucoup trop chers parce que ceux-ci se basaient soit sur les prix des garages (qui avaient tendance à les empapaouter), soit sur les prix d’achat à d’autres voyageurs qui étaient déja plus élevés. C’est en parlant avec un voyageur qui revendait un van acheté à très bon prix que j’ai trouvé le troisième et le plus intéressant des marchés : le marché des particuliers, complètement délaissé par les voyageurs.

Sur ce marché il était possible de faire de très bonnes affaires. De plus ces véhicules avaient un propriétaire bien identifié qui avait le plus souvent possédé la voiture pendant plusieurs années et l’avait correctement entretenue. Ce qui nous amène tout naturellement au second point : identifier les véhicules qui valent le coup d’être achetés.

Apprenez à détecter les autos qui valent le coup d’être achetée

Sans rien connaitre en mécanique j’avais mis au point une méthode pour décider si un véhicule était en bon état. Bien sûr je faisais le tour de la carrosserie, je regardais sous le châssis pour vérifier qu’il n’y avait pas de rouille, j’ouvrais le capot et je regardais les différents niveaux. Mes connaissances en mécanique s’arrêtent là. J’appuyais même sur les amortisseurs et je regardais l’usure des pneus. Après tout, si moi je savais que je ne connaissais rien en mécanique ce n’était pas le cas du vendeur.

Je voulais aussi tester sa réaction car pendant que j’inspectais son véhicule je le questionnais sur les motivations de la vente. Je lui demandais combien de temps il l’avait possédé, si il avait fait des réparations ou si il avait eu des accidents, le tout en restant décontracté et amical mais à la fois déterminé dans mes questions.

En réalité le véritable examen se passait au niveau du vendeur, je surveillais sa réaction pour déterminer s’il avait l’air de me cacher quelque chose. Si la personne avait gardé le véhicule moins d’un an, je disqualifiais immédiatement ce véhicule quelle que soit la raison qu’il me donnait. A l’inverse si une personne avait conservé sa voiture pendant quelques années, j’avais la conviction qu’elle en avait pris un minimum soin.

L’idée ce n’était pas d’avoir la certitude que la voiture soit en parfait état, car c’est impossible, mais de supprimer le maximum de risques pour au final avoir le plus de chances de faire une bonne affaire. Tout comme en finances, un bon investissement se caractérise par le couple risque/rendement, je voulais minimiser les risques pour maximiser le potentiel de rentabilité de mon achat.

Sachez négocier le prix de vente

Dès l’examen du véhicule je préparais déjà la négociation qui allait suivre. J’avais constitué une liste de points à vérifier (carrosserie, usure des pneus, état de l’habitacle, climatisation,  lumières, freins, amortisseurs, ouverture des portes et du coffre) et je prenais mon temps pour les vérifier un par un que, soit lors de l’inspection du véhicule ou lors du test sur route. Surtout je prenais bien soin de le signaler oralement. Inutile de vous dire que sur un véhicule, même en bon état, vous avez toujours des bricoles qui vont de travers.

L’idée était de préparer le vendeur à ma proposition. En effet une fois l’inspection terminée je faisais une proposition volontairement basse, en soulignant tous les détails que j’avais notés et en déduisant le prix estimé de leur réparation du prix affiché de la voiture. C’était un argument tangible pour ouvrir le cône de négociation très bas et amener la négociation à mon avantage.

L’idée de fond était aussi « d’enquiquiner le vendeur » à tel point que celui-ci se dise « je préfère lâcher deux ou trois cents dollars sur le prix et être débarrassé de cette histoire plutôt que d’avoir un autre enquiquineur qui va venir me prendre une heure de plus de mon temps le week-end prochain ». En fait ma proposition d’achat, ce n’était pas uniquement de l’argent contre son véhicule, mais de l’argent plus le soulagement d’être débarrassé de son tracas avec ce véhicule.

Ne faîtes le déplacement que si le véhicule vous plaît vraiment

Après la mise au point de cette méthode j’ai fait une seule erreur : un van en très mauvais état que je suis allé voir trop loin, à 150 kilomètres de Sydney, et que j’ai finalement acheté. Je m’explique: plus on prend de temps pour aller voir un véhicule, plus on s’investit dessus, et plus on a tendance à vouloir l’acheter. Pour la même raison que le vendeur a plus tendance a concéder un rabais quand on vient de lui prendre une heure de son temps pour tester son véhicule, il a envie de se débarrasser de cette tâche. Si vous devez prendre une demi-journée de congé ou faire deux heures de route pour aller voir un véhicule, vous devez être conscient que ça influe sur votre mental et que vous aurez plus tendance à acheter le véhicule. Vous devez donc vous préparer à être encore plus exigeant que d’habitude.

A mon retour en France, j’ai voulu acheter une moto pour me déplacer sur Paris, j’ai appliqué la même méthode que celle que j’utilisais en Australie. J’ai comparé les annonces sur Le Bon Coin (particuliers uniquement). J’ai trouvé une annonce avec une photo montrant un véhicule en bon état. C’était une première main que le propriétaire, un jeune retraité, vendait car il ne roulait plus avec. Elle était en parfait état et il le savait, donc je n’ai pu baisser le prix que de 50 euros. Après avoir parcouru 7 000 kilomètres, je l’ai revendue 9 mois plus tard 40 euros plus cher que son prix d’achat.

Avez-vous d’autres astuces à partager concernant l’achat d’un véhicule d’occasion ? Quelle méthode utilisez-vous ? Que pensez-vous de la méthode proposée ? Quels sont vos retours d’expérience pour acheter au meilleur prix une voiture d’occasion ?

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